Une chronique pour les femmes qui, un jour, ont oublié de se choisir.

Il est 18 h 30,

Pour une fois, tu avais décidé de prendre un peu de temps pour toi,

Une heure, rien qu’une heure.

Tu avais imaginé prendre un bain, lire quelques pages de ce livre qui attend depuis des semaines sur ta table de nuit, aller marcher… ou simplement ne rien faire.

Et puis tu regardes autour de toi,

Il y a du linge Ă  plier,

Un message auquel tu n’as pas répondu,

Le repas à préparer,

Ce dossier auquel tu pourrais avancer.

Cette petite voix apparaît presque immédiatement : « Je ferai ça après. »

Alors tu repousses,

Encore.

Et lorsque, parfois, tu réussis malgré tout à t’asseoir, quelque chose d’étrange se produit.

Ton corps s’arrête…mais ta tête, elle, continue :

  • Je devrais faire ceci,
  • Je pourrais profiter de ce temps pour faire cela,
  • Je n’ai quand mĂŞme pas fait grand-chose aujourd’hui,

Et finalement, même lorsque tu prends du temps pour toi…

tu n’es jamais complètement avec toi.

Parce qu’une partie de toi culpabilise déjà d’avoir arrêté.

🌿Quand prendre soin de soi devient quelque chose qu’il faut mériter

J’entends souvent des femmes me dire :

« Je sais que je devrais prendre du temps pour moi. »

Et cette phrase m’interpelle toujours.

Parce que nous savons :

  • Nous savons que nous avons besoin de repos,
  • Nous savons que nous avons besoin de souffler,
  • Nous savons que nous ne pouvons pas ĂŞtre disponibles pour tout le monde en permanence,

Et pourtant, entre le savoir et se l’autoriser, il existe parfois un monde.

Beaucoup de femmes ont appris, consciemment ou non, que leurs besoins passaient après ceux des autres.

On s’occupe d’abord des enfants, du conjoint, du travail, de la maison,

Des parents, des rendez-vous, des imprévus,

Et s’il reste du temps…alors peut-être qu’on s’occupera de soi.

Le problème, c’est qu’il ne reste presque jamais de temps.

Alors prendre soin de soi devient une sorte de récompense,

Quelque chose que l’on s’accordera lorsque tout sera terminé.

Mais dis-moi…quand tout est-il vraiment terminé ?

Il y aura toujours une lessive,

Un mail,

Une course,

Un rendez-vous,

Quelqu’un qui aura besoin de toi,

Si tu attends que tout soit fait pour t’autoriser à souffler, tu risques d’attendre très longtemps.

🌿« Si je ne le fais pas, personne ne le fera »

Peut-ĂŞtre connais-tu cette phrase,

Tu l’as peut-être déjà pensée, ou prononcée,

« Si je ne m’en occupe pas, personne ne va le faire. »

Alors tu prends les choses en main :

  • Tu anticipes,
  • Tu vĂ©rifies,
  • Tu rappelles,
  • Tu organises,
  • Tu portes,

Au début, cela peut même donner une impression de sécurité,

Tout est sous contrĂ´le,

Les choses avancent,

Les autres savent qu’ils peuvent compter sur toi,

Mais peu à peu, quelque chose s’installe.

Tu deviens indispensable partout…et absente de ta propre vie,

Pas physiquement, intérieurement.

Tu connais les besoins de tout le monde,

Mais lorsque quelqu’un te demande :

« Et toi, de quoi as-tu besoin ? »

l a réponse est parfois beaucoup moins évidente.

🌿J’ai longtemps confondu contrôle et sécurité

Je t’en parlais dans la première chronique,

Pendant longtemps, j’ai eu besoin de contrôler,

Prévoir me rassurait, anticiper me rassurait,

Savoir que tout était fait me rassurait,

Et forcément, s’arrêter devenait compliqué.

Parce que lorsque l’on fonctionne beaucoup dans le contrôle, ne rien faire peut presque devenir inconfortable.

Le corps s’arrête…mais le mental cherche immédiatement quelque chose à gérer.

J’ai dû apprendre, progressivement, que me choisir ne signifiait pas abandonner les autres,

Que ralentir ne faisait pas de moi quelqu’un d’égoïste,

Et surtout que prendre soin de moi n’était pas quelque chose que je devais mériter.

Cette prise de conscience paraît simple lorsqu’on la lit,

La vivre est une autre histoire.

Parce que certaines croyances sont installées depuis tellement longtemps qu’elles nous semblent être des vérités,

  • Une bonne mère doit ĂŞtre disponible,
  • Je dois pouvoir gĂ©rer,
  • Je n’ai pas Ă  me plaindre,
  • Les autres ont davantage besoin de moi,
  • Je me reposerai plus tard,

Et peut-être la plus insidieuse : « Penser à moi, c’est être égoïste. »

🌿Et si te choisir ne voulait pas dire choisir entre toi et les autres ?

C’est là que j’aimerais t’inviter à changer légèrement de regard.

Nous avons tendance Ă  opposer les deux,

Soit je prends soin des autres,

Soit je prends soin de moi,

Comme si l’amour que nous nous accordions devait forcément être retiré à quelqu’un d’autre,

Mais te choisir ne signifie pas ne plus être présente pour ceux que tu aimes,

Cela signifie simplement arrêter de disparaître de l’équation.

Imagine une table autour de laquelle sont assises toutes les personnes importantes de ta vie :

Tes enfants,

Ton conjoint,

Tes proches,

Tes amis,

Ton travail,

Toutes tes responsabilités,

Tu veilles Ă  ce que chacun ait une place,

Mais toi…où es-tu assise ?

C’est cela, se choisir,

Ce n’est pas demander à tout le monde de quitter la table,

C’est enfin tirer une chaise pour toi.

🌿La culpabilité n’est pas forcément la preuve que tu fais quelque chose de mal

Cette idée est importante,

Nous avons tendance à croire que si nous culpabilisons, c’est que nous avons fait quelque chose que nous ne devrions pas faire,

Mais ce n’est pas toujours vrai,

Parfois, la culpabilité apparaît simplement parce que nous faisons quelque chose de différent,

  • Tu poses une limite alors que tu as toujours dit oui,
  • Tu demandes de l’aide alors que tu as toujours tout fait seule,
  • Tu laisses quelque chose pour demain,
  • Tu prends rendez-vous pour un massage,
  • Tu vas marcher pendant une heure,
  • Tu t’allonges sans attendre d’être Ă©puisĂ©e,

Et une petite voix proteste,

Tu devrais…

Tu pourrais…

Ce n’est pas raisonnable…

Cette voix ne signifie pas forcément que tu fais mal,

Elle signifie parfois simplement que tu es en train de sortir d’une vieille habitude,

Et cela change beaucoup de choses.

Parce qu’au lieu d’attendre de ne plus culpabiliser pour prendre soin de toi…

tu peux apprendre à prendre soin de toi même lorsque la culpabilité est encore là.

Puis, doucement, elle prendra moins de place.

🌿Ton corps, lui, ne te demande pas d’avoir terminé ta liste

Dans la première Chronique d’Épanouiessence, je te parlais de ces messages que le corps commence parfois à envoyer :

  • La fatigue,
  • Les tensions,
  • Le ventre nouĂ©,
  • La respiration courte,
  • Le sommeil moins rĂ©parateur,

Le corps ne regarde pas ta liste de choses à faire avant de décider s’il a besoin de repos,

Il ne se demande pas si tu as été suffisamment productive aujourd’hui pour mériter une pause,

Il exprime simplement un besoin.

C’est aussi pour cela que le travail corporel occupe une place importante dans ma manière d’accompagner les femmes,

Parce qu’il existe des moments où comprendre ne suffit plus,

  • Tu peux savoir intellectuellement que tu dois ralentir…et ĂŞtre incapable de le faire,
  • Tu peux savoir que tu devrais lâcher prise…et sentir ton corps rester tendu,
  • Tu peux savoir que tu as le droit de penser Ă  toi…et culpabiliser dès que tu le fais,

Dans ces moments-là, revenir au corps peut devenir une première porte.

🌿S’autoriser à recevoir

Il y a quelque chose que j’observe souvent avec le massage,

Pour certaines femmes, le plus difficile n’est finalement pas de prendre rendez-vous,

C’est de recevoir,

  • Recevoir sans donner en retour,
  • Recevoir sans ĂŞtre utile,
  • Recevoir sans s’occuper de quelqu’un d’autre,

Simplement s’allonger,

Respirer,

Et laisser quelqu’un prendre soin d’elles.

Cela paraît anodin, ça ne l’est pas toujours.

Le massage du ventre Belly Révolution que je propose dans mon cabinet à Monteux s’inscrit aussi dans cette intention.

Bien sûr, il permet un relâchement, une détente profonde et une reconnexion au corps,

Mais derrière cela, il existe quelque chose de plus subtil :

s’autoriser, pendant un moment, à être celle dont on prend soin.

Tu n’as rien à réussir,

Rien Ă  expliquer,

Rien Ă  produire,

Tu peux simplement ĂŞtre lĂ .

Et parfois, cette expérience est déjà une première façon de réapprendre à se choisir.

🌿Se choisir peut commencer beaucoup plus petit que tu ne l’imagines

Peut-être qu’en lisant cette chronique, une partie de toi pense :

« Oui… mais je n’ai vraiment pas le temps. »

Alors je ne vais pas te demander de changer toute ta vie demain matin,

Je ne vais pas te dire de prendre une journée entière pour toi chaque semaine si cela te paraît impossible aujourd’hui,

Je vais simplement te proposer quelque chose,

Commence petit, dix minutes :

  • Un cafĂ© bu sans faire autre chose en mĂŞme temps,
  • Une marche sans tĂ©lĂ©phone,
  • Un « non » lĂ  oĂą tu aurais automatiquement rĂ©pondu oui,
  • Un rendez-vous que tu prends pour toi avant que ton agenda soit complètement rempli,
  • Quelques respirations avant de dĂ©marrer ta journĂ©e,

Et surtout…observe ce qui se passe en toi,

Est-ce qu’une petite voix apparaît ?

Que dit-elle ?

  • Tu perds ton temps ?
  • Tu devrais faire autre chose ?
  • Tu es Ă©goĂŻste ?

Ne cherche pas immédiatement à la faire taire, écoute la.

Parce que derrière cette voix se cache peut-être une vieille manière de fonctionner qui t’a longtemps permis de tenir…

mais dont tu n’as peut-être plus besoin aujourd’hui.

🌿Et si prendre soin de toi devenait une responsabilité envers toi-même ?

J’aimerais que tu essaies de remplacer une question,

Au lieu de te demander :

« Est-ce que j’ai le droit de prendre du temps pour moi ? »

essaie de te demander :

« Qu’est-ce qui se passe si je continue à ne jamais m’en accorder ? »

La réponse change souvent notre regard,

Parce que s’oublier a aussi un coût :

  • Sur notre Ă©nergie,
  • Notre disponibilitĂ©,
  • Notre patience,
  • Notre relation Ă  notre corps,
  • Notre capacitĂ© Ă  ressentir du plaisir,

Parfois mĂŞme sur notre relation aux personnes que nous aimons.

Prendre soin de soi n’est donc pas nécessairement faire « plus »,

C’est parfois commencer à porter moins.

🌿Le mois où je me choisis

C’est précisément pour cela que j’ai appelé ce premier tome des chroniques Épanouiessence :

Le mois oĂą je me choisis.

Pas : Le mois oĂą je change tout.

Pas : Le mois oĂą je deviens une meilleure version de moi-mĂŞme.

Parce que je ne crois pas que tu aies besoin de devenir une autre femme,

Je crois plutôt qu’au milieu de tout ce que tu portes, tu as peut-être perdu l’habitude de revenir vers celle que tu es,

Se choisir, c’est recommencer à entendre :

  • Je suis fatiguĂ©e,
  • J’ai besoin d’aide,
  • Je n’ai pas envie,
  • J’ai envie,
  • J’ai besoin de silence,
  • J’ai besoin de douceur,

Et considérer que ces phrases ont autant de valeur que les besoins de toutes les personnes qui t’entourent.

🌿Et si aujourd’hui, tu tirais simplement une chaise pour toi ?

Je ne sais pas ce que signifie « te choisir » dans ta vie aujourd’hui,

  • Peut-ĂŞtre prendre ce rendez-vous que tu repousses depuis des semaines,
  • Peut-ĂŞtre aller marcher,
  • Peut-ĂŞtre demander de l’aide,
  • Peut-ĂŞtre laisser le linge attendre demain,
  • Peut-ĂŞtre dire non,
  • Peut-ĂŞtre simplement t’asseoir dix minutes avec une tasse de thĂ© sans chercher Ă  rentabiliser ce moment,

Cela peut sembler minuscule,

Mais les grandes transformations commencent rarement par de grandes décisions,

Elles commencent souvent par un petit mouvement intérieur.

Celui où, pour la première fois depuis longtemps, une femme se dit :

« Moi aussi, je compte. »

Si cette chronique résonne particulièrement en toi et que tu ressens le besoin de retrouver cet espace, je t’accueille dans mon cabinet à Monteux pour mes massages bien-être, notamment le Belly Révolution, mais également dans mes accompagnements sophrologie lorsque tu sens que ce besoin de te retrouver va plus loin qu’un moment de détente.

Tu n’as pas besoin de savoir exactement de quoi tu as besoin avant de commencer,

Parfois, le premier pas consiste simplement à s’autoriser à recevoir.

Et toi, quelle serait la toute petite chose que tu pourrais choisir pour toi aujourd’hui… sans attendre d’avoir terminé tout le reste ?

Parce qu’une femme qui se choisit s’autorise enfin à s’épanouir.

Merci de m’avoir lu đź’š

Sonia Botreau
Sophro-praticienne en mieux-être féminin