💚 Une chronique pour les femmes qui, un jour, ont oublié de se choisir.
Il est 22 h 17,
La maison est enfin silencieuse,
Le repas est rangé,
Le lave-vaisselle tourne,
Les enfants dorment,
Tu regardes autour de toi, tout est à sa place, tout est fait.
Demain est déjà organisé,
Les rendez-vous sont notés,
Les sacs sont prêts.
Tu pourrais enfin souffler, alors tu t’assois quelques minutes.
Et là…
Sans prévenir…Tu sens cette boule dans ton ventre.
Tu ne sais même plus depuis quand elle est là.
Tu inspires profondément,
Enfin… tu essaies.
Mais ta respiration reste courte,
Comme si ton corps avait oublié comment se détendre.
Tu fermes les yeux quelques secondes.
Tu te dis : « Je suis fatiguée. »
Puis presque aussitôt, une autre pensée arrive,
« Ce n’est pas grave. » « Ça ira mieux demain. »
Alors tu te relèves,
Encore.
Parce qu’il reste sûrement quelque chose à faire.
J’aimerais te poser une question, une vraie question,
À quand remonte la dernière fois où tu t’es arrêtée… sans culpabiliser ?
Pas parce que tu étais malade,
Pas parce que tu n’avais plus le choix,
Simplement parce que tu avais décidé que, pendant quelques instants, toi aussi tu avais le droit d’exister.
Je pose souvent cette question aux femmes que j’accueille dans mon cabinet,
Et très souvent…
Le silence répond avant elles.
Parce qu’elles ne savent plus,
Elles réfléchissent,
Elles cherchent,
Puis elles sourient timidement.
Comme si cette idée leur semblait presque étrange.
Prendre du temps pour elles…Sans avoir besoin de le justifier.
🌿 Pendant longtemps, j’ai cru que tout contrôler me protégeait
Pendant longtemps, j’ai cru que c’était normal,
Je croyais qu’être une femme, c’était savoir tout gérer,
Être présente pour tout le monde,
Anticiper,
Organiser,
Prévoir,
Porter.
Je pensais que c’était ça, être responsable.
Alors je contrôlais. Tout.
Ou du moins… j’essayais.
J’avais besoin que tout soit sous contrôle,
Que rien ne dépasse,
Que tout soit prévu.
Parce qu’au fond de moi, je croyais que si je relâchais un instant mon attention…
Tout risquait de s’effondrer.
Aujourd’hui, je sais que ce besoin de contrôle n’était pas une force,
C’était une protection.
Une manière de me sentir en sécurité.
Une façon de ne jamais laisser paraître mes fragilités.
Mais vivre ainsi demande une énergie immense,
Une énergie que le corps finit toujours par réclamer.
Parce que le corps, lui, ne sait pas mentir,
- Quand il est fatigué, il fatigue.
- Quand il souffre, il parle.
- Quand il déborde, il cherche à se faire entendre.
Et plus nous essayons de faire taire ses messages…Plus il les amplifie.
C’est souvent comme cela que commencent les histoires des femmes que j’accompagne.
Elles ne viennent pas me voir parce qu’elles vont mal, elles viennent parce qu’elles ne se reconnaissent plus.
Elles me disent :
- « Je suis devenue irritable. »
- « Je n’arrive plus à profiter. »
- « Je me sens toujours tendue. »
- « Je dors, mais je me réveille fatiguée. »
- « J’ai constamment une boule dans le ventre. »
- « J’ai l’impression de vivre en apnée. »
Et presque toujours, elles ajoutent cette phrase,
« Pourtant… tout va bien. »
Cette phrase me touche à chaque fois.
Parce qu’elle montre à quel point nous avons appris à minimiser notre souffrance,
Comme si nous devions attendre que tout s’écroule pour avoir enfin le droit de dire que nous sommes épuisées.
Mais la vérité est toute autre,
- Tu n’as pas besoin que ta vie s’effondre pour mériter de prendre soin de toi.
- Tu n’as pas besoin d’être au bord du burn-out.
- Tu n’as pas besoin que ton corps crie.
Les premiers murmures suffisent déjà.
🌿Le corps finit toujours par raconter ce que l’on tait
J’aime imaginer le corps comme un ami très patient,
Au début, il chuchote,
Une fatigue inhabituelle,
Quelques tensions dans les épaules,
Une digestion plus difficile,
Une respiration plus courte,
Des nuits moins réparatrices,
Puis, si nous continuons à l’ignorer…
Il parle un peu plus fort,
Les douleurs apparaissent,
Le sommeil devient plus fragile,
Le ventre se noue,
Les émotions débordent.
Et parfois…Il finit par crier.
Non pas pour nous punir.
Mais parce qu’il n’a plus d’autre manière de nous protéger.
Pendant longtemps, j’ai cru que mon corps me trahissait.
Aujourd’hui, je sais qu’il essayait simplement de me sauver.
C’est précisément pour cette raison que, dans mes accompagnements, je commence souvent par le corps.
Parce qu’avant de vouloir changer ses pensées, il faut parfois offrir au corps un espace où il peut enfin relâcher ce qu’il porte depuis trop longtemps.
🌿Le Belly Révolution : une première rencontre avec toi-même
Le massage du ventre Belly Révolution est né de cette conviction.
Il ne s’agit pas seulement d’un massage, il s’agit d’une rencontre.
Une rencontre avec cette partie de toi que tu as peut-être oubliée en prenant soin de tout le monde.
Pendant une heure, il n’y a plus rien à organiser,
Plus rien à anticiper,
Plus rien à porter.
Seulement toi,
Ton souffle,
Tes sensations,
Ton corps qui retrouve peu à peu le chemin de la détente.
Certaines femmes me disent en repartant :
« Je ne pensais pas que j’étais aussi tendue. »
D’autres me confient :
« J’ai eu l’impression de respirer vraiment pour la première fois depuis longtemps. »
Et parfois…Les mots ne viennent pas,
Seules quelques larmes coulent doucement,
Des larmes qui ne parlent pas de tristesse.
Mais de relâchement.
Comme si le corps profitait enfin d’un espace où il pouvait déposer ce qu’il retenait depuis si longtemps.
🌿 À retenir
Tu n’as pas besoin d’attendre d’être au bord de l’épuisement pour prendre soin de toi.
Ton corps ne cherche pas à te freiner, il essaie simplement de te parler.
L’écouter aujourd’hui, c’est peut-être éviter qu’il ait besoin de crier demain.
💚 Et toi… quel est le premier message que ton corps essaie peut-être de te transmettre aujourd’hui ?
Merci de m’avoir lu 💚